objet vivant

Objets sexués

On sait que la plupart des personnes ont une vision tout à fait commune de l’environnement dans lequel ils évoluent. Cependant, une frange de la population a une disposition libidineuse à tout travestir sous le prisme de l’univers sexuel.

Le verre est féminin

Prenons l’exemple d’un verre vide, posé sur la table, laissant éclore ses parois pour laisser place au contenu. Le V de Vénus est reproduit avec « maestria », la vacuité de l’objet est désormais un mystère à transpercer. Si le verre est un genre, il est femme de par son essence propre. Oui, le pervers sexuel pense à ce genre de détail. Il anthropomorphise le verre…

Vous êtes au bureau ? La pause avec Mme Dupont se passe bien ? Pas l’Authentique cadre supérieur qui au bureau du dessus mais celle que vous trouvez sur internet, dans une vidéo au contenu explicite interdit au mineur. Arrêtez votre séance d’onanisme et observez un peu autour de vous. La masturbation rend-t-elle aveugle ?

La boite d’épingle est SM-BDSM

Commençons ! Le scotch est là et l’agrafeuse également. La boîte d’épingle est tellement neuve que cela la rend effrayante, elle empeste la souffrance, la séance de bondage mal maîtrisée, le coup de trop. Bref, ne développons pas plus sur ce que l’on peut faire avec ces instruments de torture.

Crayons phalliques

La boîte de crayon est mise en évidence, à la portée de tous. Elle est là, pleine de ces petits objets phalliques que sont les portemines. Des gros crayons, d’autres plus aplatis et une paire de ciseaux qui aurait pu servir pour le paragraphe antécédent. Le phallus en psychanalyse est l’objet pénétrant, celui du père, il n’est pas la réalité du pénis mais il le symbolise. Ainsi, tout ce qui est à peu près cylindrique est phallique. Il y a la boîte à crayon, certes, mais les plus aguerris ont tout de même fabriqué des phallus géants de trente mètres…faut avoir la santé !

Des parallèles pervers

Sur le contenant à stylographes est dessiné Blanche-Neige au premier plan puis en arrière-plan s’érige le château hanté, le fameux. Quatorze tours ! Ceux qui ne décollent pas du paragraphe à tendance SM appellent cela des donjons. Bref, Blanche-Neige n’a pas de père et sa mère meurt en la mettant au monde. Imaginez-vous le nœud œdipien ! Surtout qu’il ne reste que le château  comme vestige du paradis perdu, lui et ses quatorze phallus. On a tous eu des adolescences difficiles, mais Blanche-neige c’est quelque chose. Nous n’allons pas faire un article sur cette héroïne mais c’est un formidable conte qui parle à l’inconscient. La fuite dans la forêt, le substitut de la mère nourricière avec la pomme (de la sorcière, de la domina, de la sévère parée de noir) ou encore le retour du père quand le prince charmant débarque. Dysney a toujours su faire preuve de malignité pour faire passer ses message..

Qu’avez-vous d’autres sur votre bureau ? Des chéquiers ? Cela peut servir pareillement dans le domaine de la sexualité mais ce n’est pas une nouveauté. Une règle, pour le maître bien évidemment, qui va accrocher madame pour prendre les nouvelles mesures. C’est important que son esclave sexuelle soit régulièrement mesurée, au cordeau ! Tête-chauffage  comme à Vilnius..